Madame Voynet et la nouvelle bibliothèque François Mitterrand

Préambule : compte tenu de ce que je vais écrire, il est bon que je me présente un peu. Je suis journaliste et je connais Dominique Voynet depuis environ vingt ans. Je ne suis et n’ai jamais été de ses intimes, mais je la connais donc depuis cette date. J’ai eu souvent la dent dure contre elle, et ne le regrette pas. Mais je sais aussi que dans certaines circonstances – le sort d’un homme en prison -, lorsqu’elle était ministre, elle a su se montrer une femme digne et courageuse. J’ai voté pour elle dès le premier tour des élections municipales, et accepté de faire partie de son comité de soutien à cette occasion. Voilà. Je la connais. Je ne suis pas son ennemi. Je ne suis pas son beau miroir.

Venons-en à la très grave question de l’aménagement du quartier autour des Murs à pêche de Montreuil. On le sait, j’imagine que vous savez tous que madame Voynet a décidé la création d’un immense quartier de 200 hectares, couvrant environ le quart de la ville. Il s’agit, au sens le plus terre-à-terre de l’expression, d’un projet pharaonique. Toutes les ressources de la ville, et bien au-delà évidemment, y seront englouties pour au moins une génération. Le chiffre colossal de 2 milliards d’euros d’investissement est avancé par la ville elle-même. Il est clair, il est manifeste, il est indiscutable que Montreuil, dans l’hypothèse où ce projet verrait le jour, ne serait plus jamais la ville qu’elle a pu être. On joue là les 100 prochaines années de cette ville. Retenez ce chiffre, car il n’est pas polémique. Un projet de cette dimension décide d’à peu près tout pour 100 années. Plutôt long, non ?

Toujours plus d’habitants

Nous sommes face à une oeuvre urbaine colossale et sans précédent. Elle comprend des travaux lourds – une piscine, une médiathèque, des écoles – qui de facto formeraient une ville nouvelle. Surtout, 3 000 logements seraient construits sur place, ce qui entraînerait mécaniquement l’installation de milliers – 10 000 ? – d’habitants supplémentaires dans une ville qui en compte 102 000. Pourquoi pas, certes. Mais aussi et avant tout : pourquoi ? Cette question n’est pas même évoquée par l’équipe de madame Voynet, ce qui est tout de même très singulier. Oui, posons calmement la question suivante : pourquoi diable faudrait-il densifier encore une ville de 100 000 habitants aux portes de Paris, alors même que Montreuil est la signataire – en grandes pompes – de la charte européenne dite d’Aalborg, qui prône exactement le contraire (ici) ? Lisez ce texte limpide et magnifique, et vous m’en direz des nouvelles. Le paradoxe, qui n’est pas le dernier, est que ce texte a été signé par l’ancienne municipalité, qui en bafouait allègrement les principes. Mais voilà que la nouvelle fait de même. Étrange.

Recommençons : pourquoi ? Le seul argument que j’ai entendu est celui-ci : la demande de logements est considérable. Une telle flèche est censée foudroyer le contradicteur. Mais elle ne produit pas le moindre effet sur moi, et voici pourquoi. La question du logement se pose évidemment, ÉVIDEMMENT, au niveau de toute la région. Complexe, elle engage pour des décennies et mérite donc des discussions approfondies, des arbitrages, des péréquations. Peut-être est-il plus judicieux de bâtir en d’autres points de notre région, en fonction de paramètres sinon raisonnables, du moins rationnels ? Mais il n’y a eu aucune discussion sur le principe même de ces nouvelles constructions. Ou bien peut-être à l’abri des bureaux municipaux, à l’ancienne ?  Or, l’avenir commun se discute et se décide en commun, a fortiori quand on entend faire de la politique autrement, comme l’aura tant clamé madame Voynet au long de sa carrière.

L’aspirateur à ordures

Pourquoi ne dit-on jamais qu’il existe plusieurs milliers – on parle de 4 000 – logements inoccupés à Montreuil ? Pourquoi ne dit-on jamais la vérité sur l’état de dévastation énergétique et écologique de tant de cités populaires de la ville ? N’y a-t-il pas là de magnifiques chantiers de restauration de la vie collective, susceptibles de redonner confiance aux citoyens dans l’action politique ? Je prétends que la priorité des priorités, dans le domaine du logement, est de s’attaquer à l’amélioration de ce qui existe. Et je défie quiconque de me prouver le contraire dans une réunion publique contradictoire. Construire 3 000 logements neufs, dans ces conditions, s’appelle une fuite en avant, dans tous les domaines. Et un gaspillage monstrueux de matières premières de plus en plus précieuses. Cessons de rigoler ! Cessons de parler d’écologie du haut des tribunes avant que de recommencer les erreurs du passé. Dans le monde malade qui est le nôtre, sur cette planète surexploitée, épuisée par les activités humaines, lancer un chantier de cette taille est une très mauvaise action. Une sorte de manifeste de l’anti-écologie.

Ah ! la piscine sera « écolo » ? Ah ! Les parkings seront à l’entrée du quartier ? Ah ! la collecte des déchets se fera par aspiration souterraine ? Franchement, lecteurs de bonne foi, ne voyez-vous pas qu’on vous mène en bateau ? Sous le label passe-partout d’écoquartier, qui sera bientôt aussi dévalué que celui de « développement durable », on se livre à une vulgaire manipulation des esprits. Les vrais écoquartiers, très exigeants, sont connus. C’est le cas par exemple dans la ville allemande de Fribourg-en-Brisgau. Mais cela n’a rien à voir avec ce qui est aujourd’hui annoncé, qui n’est que poudre aux yeux. À Fribourg, madame Voynet, il s’agit de changer la vie quotidienne par une politique audacieuse des transports, une réduction des volumes de déchets, un usage généralisé de formes d’énergie renouvelable. À Montreuil, misère ! on cherche à nous « vendre » un système souterrain pour qu’on ne voit plus en surface nos ordures. Au fait, ce système nouveau, Veolia ou Suez ? Vous vous doutez bien qu’un investissement pareil ne saurait se faire sans l’appui de grands groupes immobiliers, aussi de gestion de l’eau et des déchets. C’est inévitable. Mais ce n’est pas en 2020 que nous avons besoin de l’ouverture franche, directe et totale du dossier, car ce sera alors trop tard. Non, c’est maintenant. Je gage que de très mauvaises surprises nous attendent au tournant. On parie ?

Le Poivron était trop vert

Reste, avant ma conclusion, la redoutable et dévastratrice – pour madame Voynet – question de la démocratie. Comment une femme écologiste ose-t-elle lancer des travaux de cette dimension sans en appeler avant tout au débat public ? Oui, comment ose-t-elle ? Quand on prétend changer le cours de l’histoire locale sans seulement consulter la population, mérite-t-on encore sa confiance ? Un projet d’une ampleur pareille ne saurait partir d’un autre point que l’examen contradictoire des besoins sociaux, culturels, écologiques de la cité. Cela n’a pas été fait. Ce qui a été fait, ce qui se fait sous nos yeux, c’est une tentative de passage en force. Comme aurait fait Jean-Pierre Brard naguère. Comme ont fait des milliers de maires dans le passé. Comme le font tous ceux qui ne croient pas à la démocratie, mais au pouvoir.

J’ai sous les yeux des articles du journal montreuillois Le Poivron, jadis animé par Patrick Petitjean, aujourd’hui maire-adjoint. Je lis dans le numéro 73, de septembre 2005, sous la plume de Petijean, et à propos de projets municipaux de bétonnage des Murs à pêche, ceci : « Les mêmes interrogations se sont fait jour au conseil municipal le 30 juin : Pourquoi, brusquement, une telle précipitation ? Pourquoi court-circuiter le débat en cours sur le Plan Local d’Urbanisme ? Pourquoi cette absence de plan global, au contraire des exigences de la procédure de classement partiel ? ». Je pourrais citer la collection complète du Poivron, qui rend hommage, au passage, à l’association dont je suis membre, MAP, présentée comme celle qui a permis le classement, in extremis, de 8 hectares des Murs. Je pourrais continuer, ad nauseam. Autres temps, autres moeurs. Comme il est simple, facile et confortable d’oublier ses promesses, n’est-ce pas ?

Au pays de la grosse tête

J’en arrive à ma conclusion. Que cherche donc madame Voynet ? Je n’en sais rien, car je ne suis pas dans sa tête. Mais je ne peux m’empêcher de faire le rapprochement avec le défunt président François Mitterrand. On s’en souvient, ce dernier avait, tel un roi républicain, voulu marquer de son empreinte le sol de cette ville éternelle qu’est Paris. D’où cette politique ruineuse de grands travaux, dont le fleuron le plus affreux est sans conteste la Très Grande bibliothèque des quais de Seine. J’ai le pressentiment que Dominique Voynet est atteint du même syndrome mégalomaniaque, classique, ô combien !, chez nos politiques de tout bord. Elle entend décider seule, éventuellement contre tous, de l’avenir d’une ville qui nous appartient, à nous et à nos enfants. Je souhaite ardemment que Montreuil tout entière se lève pour dire NON ! Cette ville populaire, cette ville volontiers rebelle doit retrouver la fougue passée, et donner de la voix. Si les élus actuels ont oublié d’où vient leur provisoire légitimité, je pense qu’il est grand temps de le leur rappeler.

Rien n’est encore perdu. Tout peut être modifié, sauvé, changé, à la condition d’unir, loin de toute considération électoraliste. Nous verrons bien, je ne suis pas devin. Mais il serait accablant que madame Voynet reproduise, à son échelle, ce que tente Christian Blanc, le secrétaire d’État de Sarkozy, avec le Grand Paris. C’est-à-dire un projet délirant, du passé, dépassé, de métro géant – la « double rocade » -, qui ruinerait les ressources publiques de l’Île-de-France pour des dizaines d’années. Ce que nous refusons à l’un, nous devons évidemment le contester à l’autre. Nous voulons, je veux en tout cas de la discussion, de l’ouverture,  de la démocratie. Et pas un lamentable simulacre. L’urgence est de remettre tout le dossier à plat. Pour l’heure, souvenez-vous en, rien n’est fait. Et tout est possible. Même le meilleur.

Fabrice Nicolino, le 30 mars 2010

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8 Responses to “Madame Voynet et la nouvelle bibliothèque François Mitterrand”


  1. 1 Hakim 15 avril 2010 à 5 h 55 min

    Bravo,
    Enfin un journaliste d’investigation français, et de surcroit montreuillois. Ouf!!
    J’eusse espérer qu’il en existasse encore, dans cette mélasse d’hyppocrate, oh pardon, d’hyppocrites sans faire la rîme. Espérer prendre le maquis aux murs à pèches serai une belle aventure, pour réunir la plus large partie des montreuillois qui croient encore, aux valeurs de la démocratie locale et de vieillles traditions de révolte, de résistance, et de combat à montreuil sous bois 9.3 FM: Tantons l’appel du 18 juin 2010. Non pas contre la déesse D.M., mais plutôt contre la manipulation honteuse et scandaleuse qui se cache derrière cette OPA des promoteurs pseudo-écolo qui ne révelent pas leurs vrais visages et qui s’engage à dévisager un vraie terre populaire et libertaire durant un siècle avenir. Sans haine, ni violence, mais avec intelligence et détermination. Ensemble tout Montreuil.
    H.D

  2. 2 HEBE 15 avril 2010 à 5 h 57 min

    En espérant que ton article sera lu et entendu par les habitants de Montreuil, peut-être avez-vous des actions coups de poings à faire.
    Dès qu’une municipalité est élue, quel que soit son bord, le débat démocratique n’existe quasiment pas.
    Hélas!
    Je ne sais si elle a l’ambition bétonneuse d’un Mitterrand, mais ce que je note c’est que l’écologie n’est qu’un prétexte pour un certain nombre de candidats.
    Hélas!
    Montreuil n’est sûrement pas un cas isolé!

    Hélas!

  3. 3 Emmanuelle 15 avril 2010 à 7 h 21 min

    Montreuil fait partie de l’histoire de ma famille depuis plusieurs générations et de ma vie même si j’ai quitté la ville il y a une poignée d’années pour rejoindre un petit village perdu dans la campagne icaunaise vers d’autres racines familiales. Les murs à pêche, mon grand père y allait régulièrement – et m’emmenait parfois pour visiter ces jardins de fruitiers – mais a toujours déploré leur décrépitude puis leur destruction. C’est une partie essentielle de l’histoire de cette ville. Une longue, longue histoire. Un patrimoine. Merci Fabrice pour ton article, trop peu de gens connaissent encore ces murs à pêche et il faut vraiment arriver à préserver ce trésor !

  4. 4 François Quinson 15 avril 2010 à 7 h 29 min

    J’ai lu avec intérêt votre argumentaire en faveur de votre cadre de vie municipal et les turpitudes de madame V. C’est un détail dans votre billet, mais je pense que votre comparaison avec la bibliothèque nationale n’est pas judicieuse :
    Je ne suis pas certain que la BNF ne soit qu’un délire de mégalomane. Bien sûr, on peut critiquer le projet architectural, et en particulier le “parvis” en bois exotique de plusieurs hectares. On peut être scandalisé par les conditions de réalisation (l’épouse de l’architecte chargée à grand frais du mobilier…).
    En revanche, la conservation des livres (et donc du savoir) constitue une des seules missions indiscutables de l’Etat. L’ancien site étant saturé, la construction d’une nouvelle bibliothèque nationale ne représente pas une dépense somptuaire.

  5. 5 association henri lagrange 6 mai 2010 à 14 h 01 min

    Texte original du 18 juin 1940 quelque peu modifié mais toujours d’actualité…

    Imaginons…(ainsi parlait le Général de Gaulle)

    « Appel du 18 juin 2010 » –

    l’appel à la Résistance lancé par le général de Gaulle
    Le 18 juin 2010, le général de Gaulle prononce, depuis le Ciel… , un appel à la résistance invitant les Français et les braves de toute l’Humanité à refuser la capitulation, à résister et à combattre.

    Les chefs qui, depuis de nombreuses années, sont à la tête de certains pays , ont formé des gouvernements.
    Ces gouvernements, alléguant la défaite de nos Nations, se sont mis en rapport avec l’ennemi pour cesser le combat et se mettre à genoux devant les maitres de la haute finance (11,5 trillions de dollars ont été transférés dans les paradis fiscaux faîtes le calcul).
    Certes, nous avons été, nous sommes, submergés par la force financière, médiatique et machiavélique, de l’ennemi.
    Infiniment plus que leur nombre, ce sont les basses manœuvres, la destruction méthodique des Nations souveraines, la tactique des puissances de la haute finance qui nous font reculer. Ce sont les discours d’illusionnistes, les manoeuvres de leurs valets aux ordres, la tactique des féodalités financières qui ont surpris nos chefs au point de les amener là où ils en sont aujourd’hui.
    Mais le dernier mot est-il dit ? L’espérance doit-elle disparaître ? La défaite est-elle définitive ? Non !
    Croyez-moi, moi qui vous parle en connaissance de cause et vous dis que rien n’est perdu pour la France. Les mêmes moyens qui nous ont vaincus peuvent faire venir un jour la victoire.
    Car la France n’est pas seule ! Elle n’est pas seule ! Elle n’est pas seule ! Elle a une vaste histoire derrière elle. Elle peut faire bloc et faire renaitre l’Esprit de Résistance avec l’Empire des braves gens qui tient le cap et continue la lutte. Elle peut, comme d’autres pays, utiliser sans limites l’immense Force des Peuples opprimés de notre Humanité humiliée et manipulée.
    Cette guerre n’est pas limitée au territoire malheureux de notre pays. Cette guerre n’est pas tranchée par la bataille de France. Cette guerre est une guerre mondiale. Toutes les fautes, tous les retards, toutes les souffrances, n’empêchent pas qu’il y a, dans l’univers, tous les moyens nécessaires pour écraser un jour nos ennemis. Foudroyés aujourd’hui par la force de leurs manipulations, nous pourrons vaincre dans l’avenir par une force de résistance supérieure. Le destin du monde est là.
    Moi, Général de Gaulle, actuellement au Ciel, j’invite les Français et tous les braves qui se trouvent en ce monde ou qui viendraient à s’y trouver, et ce d’une manière pacifique et intelligente, j’invite les citoyens, ingénieurs et les ouvriers spécialistes, les chômeurs et fonctionnaires et militaires officiers, sous officiers hommes du rang radiés et muselés injustement sanctionnés qui se trouvent sur cette terre ou qui viendraient à s’y trouver, à se mettre en rapport avec moi et ceux qui défendent les grands idéaux de la Résistance et de son Prestigieux programme que j’ai défendu toute ma vie et que les traitres à l’Humanité tentent de détruire méthodiquement.
    Quoi qu’il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s’éteindre et ne s’éteindra pas.

    Que renaisse l’Esprit de Résistance

    Très cordialement

  6. 6 map 12 mai 2010 à 9 h 46 min

    Merci de ces précieuses informations. Je me présente d’abord : j’étais tête de liste soutenue par la LCR aux dernières élections municipales. Nous avons effectivement, à l’époque mis l’accent sur la politique d’urbanisme, les logements vides et la priorité à donner à la réhabilitation écologique des logments et aux équipements collectifs dans le haut Montreuil.
    J’en viens aux informations : lors du dernier conseil de quartier “Paul Signac, Murs à Pêches”, une élue de la majorité nous a présenté le projet de puit de rétention des eaux pluviales. C’est un projet commandé par le Conseil général, en négociation avec la municipalité. Il s’agit de régler le problème des inondations qui ont lieu dans le bas de la rue de Romainville. Après les études des experts, il apparaît que la solution de rétention d’eau dans les parcelles ne paraît pas envisageable et qu’il faut un puit pour drainer les eaux pluviales. Le choix du lieu porte à débat : il s’agit du square Marcel Cachin. C’est un lieu où existe une source d’eau avec une marre qui accueille les canards au moment de l’accouplement (mars, avril). La construction du puit va durer plusieurs années. On voit mal comment la source pourrait être suspendue pendant la durée des travaux. Par ailleurs, ce lieu a été réinvesti depuis les dernières élections par le conseil de quartier qui y a installé un jardin collectif et des jeux pour les enfants. Les travaux auront pour conséquence de détruire ce travail de socialisation du quartier. Enfin, on est en plein au centre de l’écoquartier. Bien mauvais signe que la destruction d’un écosystème pour inaugurer l’écoquartier !
    Encore une question à étudier et à mettre sur la place publique.
    amitiés
    François Mailloux

  7. 7 map 13 mai 2010 à 10 h 03 min

    René 31 mars

    Le monde est plein de gens qui ne sont pas plus sages :
    Tout bourgeois veut bâtir comme les grands seigneurs,
    Tout petit prince a des ambassadeurs,
    Tout marquis veut avoir des pages.

    Jean de La Fontaine


  1. 1 Débat le 25 mai « Murs à pêches Rétrolien sur 10 mai 2010 à 17 h 51 min

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