Archive pour avril 2010

1930

Pour un gros plan vous pouvez cliquer dessus.

Vous pouvez aussi comparer avec la photographie aérienne de 2007,        ( même localisation).

Les rues Pierre de Montreuil, Saint Just, Saint Antoine, Rosny

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Les murmures du printemps…

Après cet hiver assez rude, tout le monde revit dans le jardin, avant et après l’AG.

21 et 22 avril 1er chantier d’interventions collectives des Lez’Arts dans les Murs

 LEZ’ARTS DANS LES MURS vous invite à participer aux chantiers et bricolages du jardin le temps d’un weekend de folie !!!

Les chantiers se clôtureront par un bal en plein air, si le temps le permet, le dimanche 22 avril.

Venez partager avec nous ce grand moment d’inventions collectives!

 Toutes les informations ici : http://lezartsdanslesmurs.com/
( publié initialement le 18 avril 2012 )

Assemble générale

Ce dimanche 18 avril à 15 heures.

Au fond de l’impasse Gobétue, au Café social.

Assemble générale de l’association.

Débat sur le projet d’aménagement du quartier des Murs à Pêches, prévu par la municipalité.

Petit rappel :L’objet de l’association  est la conservation et la mise en valeur du site original et spécifique dela zone dite des « Murs à Pêches », qui constitue un patrimoine d’espaces naturels et paysagers à préserver, à faire connaître et faire apprécier, dans le milieu urbain montreuillois.

Les personnes non adhérentes peuvent adhérer sur place.

Renseignements: 0148702380/0698958857

CENTRAL-PARK à MONTREUIL

A l’association Murs à pêches on ne cultive pas que des pêchers, quoique.

Nous cultivons au sein de notre conseil d’administration les inspecteurs régionaux  des sites.

Ces fonctionnaires dévoués à la sauvegarde des paysages, après le papier de Jacques Dauphin,

Je vous prie de bien vouloir trouver ci-dessous celui de Jean Kuypers, par ailleurs ancien inspecteur général des monuments historiques chargé des sites .

Cet homme s’est battu pour le classement du site exceptionnel des Murs à pêches sous la direction de son ministre de l’environnement de l’époque madame Voynet.

CENTRAL-PARK à MONTREUIL

ou

PARC MURS A PECHES A MONTREUIL

un parc de 38 hectares

central-parkCréation et préservation d’un espace vert en milieu urbain

La volonté municipale: conserver un espace non bâti, de 18 hectares environ dans le quartier des murs à pêches: peut mieux faire et de beaucoup: c’est 38 hectares qu’il est nécessaire de conserver et de mettre en valeur.

Le projet municipal: le projet présenté à ce jour ressemble davantage à un « fourre-tout » destiné à recréer un quartier, habitats, activités, équipements, habillé à la dentelle « écoquartier », somme tout comparable aux autres quartiers de Montreuil, tout juste plus moderne: rien de neuf.

Et surtout rien sur ses qualités, sur sa valeur, et sur son patrimoine: les Murs à Pêches, un vieil espace rural abandonné – ou presque – un patrimoine paysager et historique consacré par un classement au titre des sites, un lieu dans l’agglomération parisienne où l’on retrouve le calme, la tranquillité, le silence, projeté en plein ciel nonobstant les murs et la végétation devenue sauvage et qui confère au lieu toute sa poésie.

Les objectifs possibles :

1. Créer deux espaces verts les plus grands possibles sur une thématique forte, unique et originale : le paysage remarquable des Murs à Pêches.

2. Évidemment ouvert à tous, et directement reliés au parc Montreau et au parc des Beaumonts.

3. Mis en valeur et gérés par :

– la municipalité

– par les nombreuses associations du quartier.

4 . Concernant les activités:

– activités horticoles et de jardinage.

– activités arboricoles, évidemment orientées vers le pêcher ( pépinière, plantations utilisant les murs historiques).

– activités pédagogiques et culturelles.

L’action prioritaire: conserver, par l’extension de l’actuel site classé de 8 hectare, à ce qui était proposé par le ministre de l’environnement en 2001 à savoir 15 hectares environ ( lors de l’instance de classement), le paysage remarquable, original et unique dans l’agglomération parisienne, en bordure de son centre historique.

Les objectifs: Un espace vert dont les dimensions et les qualités sont comparables aux grands parcs anciens de Paris ( Luxembourg, Jardin des plantes, Champs de  Mars, Palais Royal, Monceaux, Tuileries, Montmartre, St Cloud, Buttes Chaumont) et aussi modernes ( André Citroen, Bercy).

Un espace original et historique mettant en valeur le paysage et l’horticulture urbaine et adapté à notre situation contemporaine.

Un espace de liberté, de calme, de repos, dans lequel chacun puisse retrouver la nature, les saisons et ses rigueurs ( où « le confort » moderne est absent). Un espace de convivialité avec les associations qui l’animent.

Comment?: Il ne manque pas architectes-paysagistes talentueux pour proposer un «  Central-Park » à la française aussi prestigieux dans l’est parisien qu’est le parc André Citroën à l’ouest. Il ne manque pas de volonté politique locale et régionale, pour conserver quelques « pour-cents » de la masse de crédits d’investissements pour valoriser un tel patrimoine.

Ainsi réaliser un projet ambitieux dont la qualité l’originalité et la force donneront à ce nouveau quartier sa pérennité.

Montreuil le 13 avril 2010

Jean Kuypers

Voila 15 hectares au bas mot doivent disparaître de ce site!


Cliquer sur l’image pour l’agrandir.

Et son paysage sera détruit par le mitage des constructions prévues par la municipalité.

QUELS PAYSAGES POUR LES MURS A PECHES ?

Nous vous faisons partager, ci-dessous la contribution de Jacques Dauphin, inspecteur des sites honoraires, ayant travaillé à la gestion du site des Murs à pêches. Aujourd’hui Jacques collabore au sein d’Ile de France environnement en chargé du patrimoine et des sites. Il est aussi administrateur de notre association.

QUELS PAYSAGES POUR LES MURS A PÊCHES ?

… quelques trente ha sur les hauts de Montreuil

Le site des murs à pêches s’étend sur un plateau, lui-même cerné par un relief en forme de croissant, sur lequel se sont implantés les quatre forts de Romainville, Les Lilas, Rosny et Fontenay-sous-Bois. L’ensemble de ce site forme ainsi un amphithéâtre légèrement incliné vers le sud et vers l’ouest (Paris) et bénéficie d’une bonne exposition.

L’assise en est, par ailleurs, marquée par la rupture de la voie autoroutière et par les traces du ru de Gobétue.

Les parcelles en lanières, cernées de hauts murs, gardant des traces de leurs anciennes fonctions de production, certains chaperonnés, enduits de plâtre gros, marqués par des clous, parfois encore garnis par des pêchers palissés, d’autres fois en déshérence avec des brèches.

Des parcelles sont cultivées: vergers, fleurs… d’autres sont en friche.

Le paysage, animé par quelques jardiniers, reste souvent intime, toujours varié. Le parcours du site est émaillé de surprises et dépayse.


Ce terroir témoigne d’un système horticole spécifique, artisanal et original, marqué par la présence de murs de production, généralement en limites de parcelles, mais aussi parfois à l’intérieur de celles-ci. Les parcelles étaient autrefois souvent délimitées, le long des chemins de desserte, par des clôtures de châtaigniers.

Aujourd’hui, ce site peut apparaître comme un décor, une scène, un lieu exotique, magique, et ceci du fait de l’évolution d’un ancien système productif, de son délabrement, de ses friches et des nouveaux usages conviviaux qu’il a généré.

Le lieu est un labyrinthe (au sens de parcours, et non d’un itinéraire où l’on se perd).

Le lieu est intime, il ne se comprend guère que dans ses cloisonnements: il peut toutefois être aussi perçu plus largement lorsque le regard émerge légèrement du faîte des murs.

Deux visions de ce site s’affrontent:

*l’une est liée à la valorisation des usages anciens et au retour vers une fonction agricole dominante: « terroir, pêchers, murs de production, agriculture urbaine, agri/culture… » en sont les termes.

Cette approche est porteuse de projets: horticulture, dépollution, conservatoire des plantes…, et pourra sans doute intégrer une certaine diversification sociale et agricole,

*l’autre ne réserverait qu’une partie de l’espace à l’agriculture patrimoniale et s’attacherait à promouvoir qualité écologique et usages sociaux du site, ouverture vers la ville de ce terroir: jardins familiaux et partagés, cultures florales, aide à la réinsertion, théâtre… viendraient en complément. Par ailleurs, un large secteur de friches serait géré, pour leur dimension écologique et paysagère.

Ces deux démarches devraient pouvoir se rencontrer: le site peut en effet accueillir une « agriculture urbaine » (horticulture, AMAP…), gérant ainsi de manière économique un espace devant rester ouvert sur la ville. La diversification de cet agriculture est possible et souhaitable (jardinage familial et partagé, conservatoire…).

Des activités ou usages différents peuvent être mis en cohérence:

-la gestion partielle en friche peut être complémentaire aux missions d’un Conservatoire de la biodiversité, lequel pourrait favoriser une démarche scientifique,

-entre agriculture, jardins familiaux et amap, des transferts de connaissance peuvent être mis en œuvre,

-la friche peut offrir un décor au théâtre…

Hormis l’impératif de « recoudre » ce site, sectionné par la voie autoroutière, les orientations paysagères liées à cet espace découlent pour l’essentiel:

. des anciens outils de production que sont les murs,

. de sa traversée par le ru de Gobétue qui draine le site.

Ces orientations pourront être précisées avec la prise en compte de contraintes nouvelles, liées:

-au passage du tramway, atout pour recoudre ce site (cf dans un registre plus urbain, le tram du bd des Maréchaux à Paris),

-au programme d’aménagement défini sous l’égide de la municipalité et qui reste toutefois à affiner avec les associations et les habitants,

-aux modalités de gestion spécifiques à la partie classée (au sens de la loi de 1930) du site.

-à la création d’un habitat spécifique aux populations tsiganes.

Etudes et expertises devront permettre de définir la « réceptivité » écologique et environnementale de ce site, dans le cadre d’un développement pérenne. Le projet paysager devra assurer la cohérence de l’ensemble, en croisant différentes approches, celle d’aménageur, mais aussi d’écologue, de paysagiste, de scénariste, sans oublier celle de jardinier…

Dans cette perspective,

* quelques propositions:

-reconstituer certaines des anciennes clôtures de châtaigniers, en limites de parcelles,

-dessiner un « parcours » pour découvrir le site, dans l’esprit d’un labyrinthe ouvert,

-prévoir quelques séquences de promenade à mi-hauteur, d’où l’on peut émerger pour jouir d’échappées visuelles plus larges, sentir la complexité du site, sa structure, ses cloisonnements…,

-susciter des activités théâtrales, accueillant un public itinérant et participatif, et pouvant contribuer à l’émergence de paysages nouveaux,

-développer une démarche « écomusée » en associant les anciens, afin de témoigner du passé agricole , (notamment à l’occasion de la restauration des murs), avec un va-et-vient entre écrits,paroles et objets…,

-rechercher un parti d’aménagement cohérent avec la trame géométrique des murs et accueillir ceux des équipements compatibles avec le site,

Etude Diren 2008 Architecte Anne Genin


*quelques orientations d’aménagement:

dessiner un périmètre cohérent avec le projet (paysager, agricole…) pour ce parc horticole des murs à pêches, en évitant d’y éparpiller des confettis d’urbanisation,

Sites classés et " avenue parc"

-réserver au nord du parc une urbanisation modérée en amphithéâtre, ménageant des cônes de vues sur les murs à pêches, vers lesquels seront orientés les ilots urbains,

-aménager le passage du tramway en avenue-parc,

-proscrire toute urbanisation de part et d’autre de cette avenue-parc sur la séquence des murs à pêches, cette séquence traversant le « noyau dur » du «  parc des murs »,

Noyau dur du site

-ménager un espace de respiration entre le parc des murs à pêches et les urbanisations liées aux nouveaux usages.

En conclusion provisoire, les urgences:

° définir le périmètre précis du « parc des murs » à sauvegarder et élaborer un programme d’aménagement cohérent avec les usages retenus (parc patrimonial,espace de détente et de convivialité pour la ville, lieu de production horticole…),

°arrêter le processus physique de dégradation des murs (réfection des chaperons et de certains enduits)

Jacques Dauphin 7 04 10