Archive pour décembre 2013

Le Plan Local d’Urbanisme des murs à pêches

GoogleEarth_ImageSamedi 14 décembre, doit être votée la modification du Plan Local d’Urbanisme (PLU) des murs à pêches. Cette délibération fait suite à l’annulation du PLU que nous avions obtenue au Tribunal Administratif en juin 2012. Madame la Maire avait fait revoter, dans la foulée, le nouveau PLU pour ne pas « bloquer » la Ville. Un PLU identique à l’exception importante de l’interdiction de construction de logements en zone naturelle. Elle s’était engagée, en complément, à réaliser une révision sur les murs à pêches afin de tenir compte des objections du tribunal. D’où ce vote de samedi.

La délibération, soumise au vote samedi, réduit la zone naturelle de 22 à 18 hectares. Voilà un choix bien discutable en petite couronne où les constructions poussent de tous les côtés. Ainsi le potentiel d’une zone naturelle sur les murs à pêches est – ou était – de 37 hectares avant son amputation par la piscine et le collège prévus. Nous regrettons que les murs à pêches soient considérés comme une vulgaire réserve foncière. En effet, la municipalité a tranché et ne souhaite conserver que seulement 50 %. Nous nous inquiétons du mandat à venir qui pourrait voir encore disparaître des parcelles. Nous ne pouvons nous empêcher de nous interroger sur la surface de murs à pêches  qui restera réellement des 500 hectares de la période de leur apogée.

Nous demandons ainsi que certaines parcelles soient rajoutées à la zone N, notamment celles du début de la rue Pierre-de-Montreuil (parcelles BZ 213, BZ 219). Il existe sur cette rue, et donc sur la ville, la possibilité de reconstituer le paysage spécifique. Malheureusement, là encore, la Ville préfère pouvoir bétonner et enfermer encore davantage les murs à pêches.

Toujours pour préserver le caractère du paysage des murs à pêches, il conviendrait aussi de réduire la hauteur autorisée des constructions de 5 m à 3,5 m. La municipalité justifie cette option auprès du commissaire-enquêteur par le stationnement des engins agricoles sur la zone naturelle…

 Une bombe au milieu du site

C’est volontairement que nous ne comptabilisons pas, dans les 18 hectares, les cinq hectares que la municipalité classe en zone agricole. En effet, nous pourrions approuver une zone agricole s’il s’agissait d’une agriculture patrimoniale, mais avec une autorisation de 1 000 m2 de serres de 6 m de hauteur et 650 m2 de bâtiments divers par parcelle, quelle que soit la taille, ce sera rapidement l’ouverture de la chasse au mètre carré afin de rentabiliser la valeur foncière de ces terrains (qui appartiennent en partie à des propriétaires privés). Nous risquons clairement d’assister à des redécoupages de terrains pour maximaliser les potentialités.

Nous demandons donc que l’emprise au sol soit fixée dans le règlement à 20% maximum, afin d’éviter l’appât du gain au détriment du paysage et du patrimoine.

 La non prise en compte de l’essence même du site des murs à pêches

Malgré nos demandes insistantes et répétées, l’interdiction de démolir les murs n’est pas inscrite dans le règlement de la zone naturelle et agricole (couvrant 23 hectares).

Pourquoi ?

Raisons techniques ?

Prise en compte par ailleurs ?

Non. Absence de volonté réelle de protéger ces murs et ce paysage unique au monde.

Amélioration possible ?

Nous avons rencontré les élus de toutes les tendances de la ville pour leur demander de défendre l’intérêt supérieur de notre région en amendant cette modification du PLU.

Nous verrons le résultat samedi.

Pascal Mage

Nouveau Media sur Montreuil

P1060119Nouveau média participatif sur Montreuil http://www.nous-montreuil.fr/

Avec un article synthétique par Jeanne Studer fondatrice de notre association en1994 http://www.nous-montreuil.fr/regards-sur-la-ville/67-les-murs-a-peches-site-remarquable.html

Une tentative d’encadrement du temps

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Les murs à pêches longent le nord-sud en parallèle depuis quatre siècles sur 600 kilomètres, bien coiffés des tuiles, des coffrages, d’aléas, du travail d’amour.

Ils conservent de la douceur du temps, des graines, des insectes, des nids de toutes sortes, des yeux de poupées, des orties qui piquent et qui font du bien.

Espaliers à la diable, palissage à la loque, des Tétons de Vénus, des Belles impériales, des Grosse mignonnes chouchoutées par la chaleur des murs donnent leur « chair exquises, leurs marbrures carminées » aux amateurs, aux grands-mères en sueur, aux enfants aux genoux esquintés.

Quels secrets soutiennent ces enceintes ? Quelles scènes ont-ils vécues ? De paysans labourant la terre, les amoureux allongeant à l’ombre, les insectes en métamorphose, les germes perçant le sol pour sourire dans le vent ?

Chaque centimètre du mur raconte son histoire singulière, insolite, accidentelle même, comme les rides d’un vieil homme, les tatouages du temps. Les couches de plâtre rappellent des jupons de paysannes, déchirés par les écorcheurs du bois, noués pour tenir la cueillette, salis par la boue du mauvais temps. Les pierres sont les os, les fossiles des mains des maçons cherchant l’équilibre, le doigté, l’éternité sculpturale.

Ces cadres enclosent des tableaux abstraits des saisons, des siècles, de chaleur et de soleil froid, des ombres d’honnêtes hommes cherchant racine et beauté. Comment « restaurer » ces murs ? Il suffit de les écouter et les accompagner dans leur balade immuable.

Stacey

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