Archive for the 'Culture' Category

Les jardins dimanche dernier, 18 mars.

Merci aux jardinières photographes.

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Limonade au sureau

Nous avons croisé Vincent Léon en pleine récolte de sureaux sur les murs à pêches, pour sa recette maison de limonade à base de fleurs de sureau,cliquer ici .

La piscine ne doit pas s’appeler « Murs à pêches »

Est ensemble, le maître d’ouvrage de la fausse piscine écologique, aurait décidé de la nommer « Piscine des Murs à Pêches », ce soir lors de sa réunion. Cette piscine a détruit les parcelles du jardin du cœur Les jardins du coeur abandonnés, bientôt recouvert par la piscine?! . Ne galvaudons pas le nom de murs à pêches.

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Cette piscine est le symbole de la politique de destruction du patrimoine naturel et historique qui a déjà sévi pour « caser » un collège, une maison de retraite, une cuisine centrale, et bientôt le Site de Maintenance du tramway T1.

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Heureusement nous avons protégé, il y a vingt ans, le nom des Murs à Pêches pour lutter contre les « marchands du temple » et les instrumentalisations de toutes sortes.

Nous avons demandé à Est Ensemble de bien vouloir choisir un autre nom lors de sa séance de ce mardi 7 juin.

Ballade des yeux…

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Photographe : Marie Bouillon

! Bonne année 2016 !

Chers amis des Murs à pêches,
En ce début d’année nous formulons des vœux pour que tous les jours à venir vous soient doux, sereins et teintés de poésie et vous invitons à renouveler votre 
adhésion 2016 à l’association en envoyant votre bulletin accompagné de votre chèque de 10 euros à l’ordre de:  « Association Murs à pêches »
Adresse : Fiora BLANGY – 8, rue Voltaire – 93100 Montreuil

En vous remerciant par avance pour votre soutien, nous avons le plaisir de vous faire partager ce très joli poème d’Anna de Noailles. Fiora, Secrétaire association MAP

 

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Tableau de Renoir, visible au Musée de l’Orangerie à Paris

Le verger

 

Dans le jardin, sucré d’œillets et d’aromates,
Lorsque l’aube a mouillé le serpolet touffu,
Et que les lourds frelons, suspendus aux tomates,
Chancellent, de rosée et de sève pourvus,

Je viendrai, sous l’azur et la brume flottante,
Ivre du temps vivace et du jour retrouvé,
Mon coeur se dressera comme le coq qui chante
Insatiablement vers le soleil levé.

L’air chaud sera laiteux sur toute la verdure,
Sur l’effort généreux et prudent des semis,
Sur la salade vive et le buis des bordures,
Sur la cosse qui gonfle et qui s’ouvre à demi ;

La terre labourée où mûrissent les graines
Ondulera, joyeuse et douce, à petits flots,
Heureuse de sentir dans sa chair souterraine
Le destin de la vigne et du froment enclos.

Des brugnons roussiront sur leurs feuilles, collées
Au mur où le soleil s’écrase chaudement ;
La lumière emplira les étroites allées
Sur qui l’ombre des fleurs est comme un vêtement.

Un goût d’éclosion et de choses juteuses
Montera de la courge humide et du melon,
Midi fera flamber l’herbe silencieuse,
Le jour sera tranquille, inépuisable et long.

Et la maison, avec sa toiture d’ardoises,
Laissant sa porte sombre et ses volets ouverts,
Respirera l’odeur des coings et des framboises
Éparse lourdement autour des buissons verts ;

Mon cœur, indifférent et doux, aura la pente
Du feuillage flexible et plat des haricots
Sur qui l’eau de la nuit se dépose et serpente
Et coule sans troubler son rêve et son repos.

Je serai libre enfin de crainte et d’amertume,
Lasse comme un jardin sur lequel il a plu,
Calme comme l’étang qui luit dans l’aube et fume,
Je ne souffrirai plus, je ne penserai plus,

Je ne saurai plus rien des choses de ce monde,
Des peines de ma vie et de ma nation,
J’écouterai chanter dans mon âme profonde
L’harmonieuse paix des germinations.

Je n’aurai pas d’orgueil, et je serai pareille,
Dans ma candeur nouvelle et ma simplicité,
A mon frère le pampre et ma sœur la groseille
Qui sont la jouissance aimable de l’été,

Je serai si sensible et si jointe à la terre
Que je pourrai penser avoir connu la mort,
Et me mêler, vivante, au reposant mystère
Qui nourrit et fleurit les plantes par les corps.

Et ce sera très bon et très juste de croire
Que mes yeux ondoyants sont à ce lin pareils,
Et que mon cœur, ardent et lourd, est cette poire
Qui mûrit doucement sa pelure au soleil…

Anna de NOAILLES   (1876-1933)

Publication du 18ème

Grimod de la Reynière, l’inventeur de la gastronomie, Florilège de ses principales œuvres présenté par le docteur Jean Vitaux.

« Le village de Montreuil, près de Paris, est en possession de nous envoyer les meilleures pêches qui se mangent en France, et probablement en Europe. L’industrie de ses habitants s’est tournée presque exclusivement vers ce genre de culture, et l’a porté à sa dernière perfection. La mignonne est la première pêche qui parait à Paris, ordinairement vers la fin de juillet, mais celle connue sous le nom de téton de Vénus, qui mûrit vers la fin d’août, est regardée à bon droit comme la meilleure » écrit en 1805

Ensuite, Grimod fait une comparaison de la pêche et de la femme, on voit qu’on a changé d’époque…

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« En considérant avec attention un de ces fruits de la plus grosse espèce, on reconnaît aisément dans ses formes arrondies, celles qui plaisent le plus à un œil amoureux. Sa peau est douce et vermeille, veloutée, diaprée de mille couleurs dont toutes les nuances ont fondues avec une harmonie que l’art ne serait imiter, est le portrait d’un teint, tel qu’il sort à quinze ans des mains de la Nature. Sa pulpe fraîche, blanche et ferme quoique juteuse, nous rappelle ces carnations si séduisantes et si belles, ces chairs que recouvre une peau douce et transparente, qui double le pris des appas même qu’elle semble voiler et qui sont un charme des plus attrayants de la jeunesse unie à la beauté.

Ce serait sans doute un admirable secret que de savoir fixer, comme on a trouvé le moyen de fixer le pastel, la fraîcheur du teint des femmes  »

Si Grimod  voit dans la pêche, la même fraîcheur et charme des jeunes femmes, il me plait de lui répondre que la femme d’aujourd’hui est aussi bien plus qu’un joli objet d’art qui sent bon et fort heureusement !

 

Retours du festival : la vision d’une artiste espagnole

Maria Valenzuela, une artiste land’art est venue d’Espagne pour participer au festival qui attisait sa curiosité.

Voici ce qu’elle nous en dit :

 » J’ai lu sur internet qu’il était en train de se préparer le Festival, alors j’ai cherché des informations et c’est comme ça que j’ai connu l’histoire des Murs à Pêches. Pour moi les murs à Pêches sont un grand coin pour la nature, avec des jardins, prairies, et bois, dans lequel on peut jouir des arbres et des fleurs, se promener, respirer de l’air pur. La  “mauvaise” partie c’est que le gouvernement veut faire des grandes constructions sur cet endroit. Mais quelques associations et voisins luttent contre cette bêtise et préparent beaucoup d’activités pour préserver cette merveille de la nature. C’est pour cela que je suis allée à Montreuil, participer au festival et connaitre le lieu et les gens. Et il faut le dire: j’ai tout aimé !!! « 

Voici quelques unes de ses photos :

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Land’art réalisée par Maria avec les enfants