Archive for the 'Développement soutenable' Category

Invitation au Rassemblement le dimanche 26 mars à 11h.

Des romainvillois et des usagers de la Place du 19 mars 1962 vous invitent :
Dimanche 26 mars 2017 – Place du 19 mars 1962 à 11H00 au rassemblement de contestation contre la phase 2 du projet « place des commerces ».

Ci-joint, des slogans que vous pouvez imprimer et afficher dès aujourd’hui à vos fenêtres. Vous pouvez aussi les utiliser pour créer des dossards et des pancartes pour manifester.

Si ça vous chante, amener du son (sifflets, casseroles, instruments…) des craies pour dessiner un jardin sur la place au cœur de notre ville…
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Pour se faire entendre, manifestons tous ensemble !

Également-joint le tract à imprimer et à distribuer dans les boîtes aux lettres de votre immeuble, de votre quartier !

Merci de diffuser le plus largement possible cette invitation.

Julia Learmonth / Présidente 

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Ma place, mon coeur

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Des élus pas très sérieux qui arrangent des promoteurs immobiliers!

Le 9 février dernier, Monsieur Patrice Bessac et ses acolytes publiaient sur le site de la Ville de Montreuil une Déclaration au sujet de La Reconversion de l’Usine EIF (A lire ici). L’occasion pour MAP de relever dans ce texte un ensemble de termes et d’arguments qui sont au cœur du désaccord.

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On pouvait notamment y lire : « La ville de Montreuil, la Métropole du Grand Paris (…), souhaitent participer d’une manière ou d’une autre à la valorisation de ce site remarquable ». C’est précisément ce « d’une manière ou d’une autre » qui pose problème. Sans vergogne, nos chers élus avouent ici leur déplorable tendance au suivisme. Faute de vision d’ensemble et d’objectifs à long terme, ils se contentent d’attraper les trains en marche et peu importe où cela doit nous mener.

A grand renfort de « philosophie », les signataires annoncent l’avènement d’un projet « innovant » et « ambitieux ». La vacuité effarante de tels propos occulte cependant la réalité des faits : des financeurs privés (qui sont des promoteurs immobiliers, oui vous avez bien lu, des promoteurs immobiliers !), des intérêts qui le sont tout autant, des logements, des bâtiments, des équipements… Elle nous permet au passage de clarifier notre position : la nature n’a pas attendu l’homme pour être innovante et, elle, tout comme nous, se passerait volontiers de projets parasites.

EIF reconverti, une « vitrine » pour les Murs à pêches nous dit-on. Une de plus… à rajouter aux cortèges funèbres d’infrastructures qui grignotent peu à peu un espace naturel précieux. Chaque mandature s’obstine à penser a l’envers en fabriquant sa propre devanture avant même d’avoir fait le moindre effort d’imagination. Chacun y va de sa vitrine miracle, cachant en vérité une arrière boutique ou règne l’incapacité totale et chronique à concevoir une stratégie globale et respectueuse du site.

C’est ensuite du « passé » et du « futur » dont il est question. Là encore, les leçons à tirer divergent, tout comme les caps a suivre. L’équipe en place n’aura pas mis longtemps à jeter l’éponge, prétextant que « les interventions de la municipalité sont insuffisantes »  (alors même qu’un budget pluriannuel dédié a la préservation du site sommeille dans les caisses de la ville). L’avenir des Murs à Pêches nécessiterait, apprend-on, une « ambition métropolitaine » dont on ne connaît aujourd’hui pas grand chose, si ce n’est un garage à tramways en devenir et un appel à projet énigmatique.

Face à cette cuisine administrative fade et sans lendemain, nous opposons un tableau concret et chatoyant. L’espace urbain a besoin d’un sérieux verdissement. Et pour être viable et durable, la métropole doit faire place aux arbres, aux plantes et aux sentiers. D’ou cette sanctuarisation que nous réclamons. Peu couteuses à entretenir, les zones vertes sont les incontournables richesses du futur, les seules sur lesquelles il convient aujourd’hui de miser.

A défaut de pouvoir rassurer et convaincre « les amoureux du site », la Ville de Montreuil les invite une fois de plus à « dialoguer ». La concertation est cependant un leitmotiv municipal auquel nous avons, avec d’autres, cessé de croire… Car nous sommes de ceux qui pensons que rien ne sert de discuter du sort de l’accusé une fois ce dernier condamné à mort.

Le Mage/Joc

Un enjeu crucial

Chers lecteurs.

 A croire que nous ne sommes pas seuls a militer contre
 les courants destructeurs du Grand Paris.
 Voici un article du 13 février, publie dans Libération 
 par Albert Levy, architecte urbaniste.
 On y apprend combien la préservation des espaces verts
 est un enjeu crucial pour l avenir.
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Un « joyau » vendu à la découpe?

« Joyau » , voilà l’expression utilisée par Monsieur Patrice Bessac, Maire de Montreuil, pour qualifier le territoire des Murs à Pêches.

« Retour de la puissance publique », voilà la dynamique que notre édile souhaitait instaurer durant sa mandature pour sauver ce même territoire.

Protection renforcée, gestion globalisée, concertation, rénovation et mise en valeur, voilà enfin ce dont il était encore question en septembre dernier lors de l’inauguration de la Maison des Murs à pêches, soigneusement orchestrée à l’occasion des Journées du Patrimoine.

Et Pourtant une partie de ce « joyau » publique s’apprête à être vendu en catimini à un groupement privé au service du « Grand Paris ».

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En réponse à cette embardée surprenante, le Conseil de quartier Signac-Murs à pêches, la Société Régionale d’Horticulture de Montreuil, Lez’arts dans les murs, Les Ateliers de la Nature, Montreuil Environnement, Racines en Ville, Rêve de Terre, Sens de l’Humus, l’association des Murs à Pêches et … souhaitent réagir.

Dans une lettre ouverte à Monsieur le Maire de Montreuil, ils demandent instamment le retrait du site dit EIF (comprenant des parcelles de murs à pêches) de l’appel à projets de la Métropole du Grand Ville et prient la Ville de se prononcer clairement en faveur d’une politique globale et concertée de sauvegarde du site.

Cliquer ici pour la lettre ouverte du Conseil de quartier à Monsieur le Maire

Acte 1 Appat de loups

ACTE 1 : 21 juillet 2016, rue Pierre de Montreuil

Il est des jours où l’on se persuade que l’avenir des Murs à Pêches est loin d’être chantant.

Il est des jours où la colère vous prend.

Alors que je passais,pendant l’été, devant le 53 de la rue Pierre de Montreuil, j’ai assisté à une scène particulièrement brusque.

D’une maison squattée, les affaires jetées sur le trottoir. Les vigiles chargés de faire taire les mécontents et d’écarter les curieux. Et surtout, ces tôles de 3 mètres de haut, clouées à la hâte, fermant progressivement l’accès et la vue sur cette petite maison de briques rouges, élément constitutif de notre paysage quotidien.

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Il y a quelques années, au même endroit, juste au pied de l’arrêt de bus, des dahlias étaient vendus.

Derrière cette bâtisse, deux parcelles remarquables, bordées d’un côté par la prairie, de l’autre par une parcelle municipale qui sert de dépôt à une entreprise de BTP. On y regarde avec plaisir les murs parfaitement linéaires, les enduits plans, les résidus de chaperon et les squelettes de pommiers qui témoignent d’un passé défiant les années.

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Nous avons maintes fois demandé, et persistons, le classement de cette zone en espace naturel, insistant sur son grand potentiel et sa position stratégique : l’entrée idéale pour accéder au site classé, à la prairie, au magnifique Jardin de la Lune… En réponse à nos propositions, d’abord des silences gênés et maintenant des justifications foireuses.

Cette même zone est aujourd’hui classée en zone constructible hauteur 23 mètres, sans compter les ristournes et autres légèretés que pourrait accorder le PLU imbécile de la précédente mandature. (Cher lecteur, une correction, la hauteur n’est pas de 23 mètres, après re-lecture du règlement de la zone U map, la hauteur pour les logements serait possible jusqu’à 15M60 et pour les équipements publics ou d’intérêt collectif pas de hauteur limitative indiquée! Les parcelles peuvent être construites sur une emprise au sol  de 65% et cette emprise peut atteindre pour du logement jusqu’à 90%, en utilisant les « optimisations » permises)

Quelle est la politique municipale ?

La Mairie affirme vouloir s’engager dans une action de sauvegarde et de mise en valeur des Murs à Pêches. Et pourtant…

Avec une partie de l’enveloppe dédiée à la maintenance, sous prétexte fallacieux de sécurisation, elle détruit le mur donnant sur la rue Pierre de Montreuil.

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Prétendant qu’il faut céder les « délaissés » (tu parles d’un « délaissé !) pour avoir les moyens de sauver les espaces classés, elle accueille les promoteurs qui ne garderont des MAP qu’un argument de vente sur une plaquette faussement idyllique. Nul doute qu’en abattant les murs, en remuant le sol, en élevant un immeuble, ils mettront définitivement fin aux potentialités de cet espace d’ouverture.

N’y a-t-il pas un paradoxe à vouloir sauvegarder des murs tout en fracassant des linéaires bien portant ?

N’est-ce pas absurde que d’inviter le badaud à découvrir les MAP dans un préfabriqué isolé, ouvert à ce jour une demie-journeé par semaine, alors même qu’une maison charmante, idéalement placée, s’offre à la préemption ?

Mais qu’on se le dise : « Il faut pas prendre les enfants du bon dieu pour des canards sauvages ».

A suivre : Acte 2

Pascal MAGE

Apothéose du feuilleton de France 2

Ici la vidéo de « l’apothéose » du reportage de France 2

Photo Yves Brunet

Photographie Yves Brunet

 

Cuisson de plâtras.

Actuellement, et jusqu’à dimanche, démonstration de la cuisson du plâtras réalisée dans un four à plâtre conçu sur place. Événement animé par Joël Tressol, artisan formateur et une équipe de 8 stagiaires motivés. Remercions au passage la présence de deux membres du Laboratoire de recherche des monuments Historiques.

Les trois photographies ci-dessous (Remi Paquentin, jardinier, maçon, enfumeur…) donnent à voir le montage du four, le four terminé et l’allumage de la première fournée.

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