Archive for the 'Développement soutenable' Category

Chantier pour une parcelle publique, venez participer!

Dans le cadre du premier budget participatif, un chantier de restauration débutera le 11 octobre sur la parcelle du 77 rue Pierre de Montreuil. Afin de l’ouvrir au public, il s’agira de débroussailler les lieux et de restaurer un mur à pêches long de 90 mètres.

chantier participatif octobre 2017

photographie chantier en cours 16 Octobre

Dans cette perspective, la Ville de Montreuil et les associations LADOMIFA, Secours catholique et MAP pourront compter sur 5 salariés en insertion et deux encadrants techniques. Ces derniers travailleront quotidiennement sur le site jusqu’à la fin du mois de novembre.

Au programme : débroussaillage, broyage, tri de cailloux, maçonnerie, chaperonage…

Les volontaires sont les bienvenus !

Pour plus d’information pour participer au chantier et pour vous inscrire, merci de nous écrire sur : info@mursapeches.org.  Nous vous délivrerons les consignes,  nous vous prendrons une assurance individuelle et informerons des éléments de sécurité.

 

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Chantier Ecole : Merci à eux !

De la bonne volonté, de la passion et de la solidarité… voilà ce qu’il nous faut ici aux Murs à Pêches !

Merci à Christian, Dacian, Djamal, Emanuel, Jérémie, Jonathan, Mamadou et Salem d’avoir restauré notre patrimoine commun

Un bateau ivre aux MAP

Décidément, le navire EIF n’en finit pas de partir à la dérive, semant dans son sillon des rescapés qui préfèrent sauter par dessus bord que de finir dans l’iceberg.

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Dès l’annonce de la candidature de la ville de Montreuil au projet « Inventons la Métropole du Grand Paris », des citoyens se sont mobilisés pour dénoncer, au delà d’une erreur historique, la cession aux promoteurs immobiliers d’un espace public patrimonial.

Il se trouve que l’avenir leur a donné raison car, à mesure que passent les mois, chacun découvre combien le projet est vide de sens et sans intérêt autre que de bétonner. Certains élus ont beau s’escrimer à maquiller le tout de solidarité, d’agriculture urbaine ou de concertation, rien n’y fait : plus ils parlent, moins on y croit.

Ce sont d’abord les associations locales, travaillant dans les parcelles, qui, priées de participer à l’aventure, on fuit les unes après les autres.

A présent, c’est au tour de la majorité municipale de se tâter sur la question. Lors du Conseil du 28 juin dernier, les élus Insoumis, soulignant combien il était important de construire les résistances à l’échelle locale, ont affirmé la nécessité d’une « réorientation de l’action municipale » (voir ici). Au second rang des changements de cap attendus figurait « la révision complète du projet engagé sur le site EIF au cœur des Murs à Pêches ». Le même jour, les Verts, quant à eux, ont dénoncé un manque de concertation évident et un refus total d’urbanisation des parcelles aujourd’hui non bâties. Enfin, nous avons rencontré d’autres élus de la majorité qui, embarrassés, parlent d’un projet passé en douce sans que la question ait été approfondie en Conseil municipal. Tous semblent donc vouloir trouver une solution alternative.

Mais là où l’on reste coi, c’est quand l’on apprend, de source quasi certaine, que deux des trois lauréats, faute d’emprise locale, ont décidé de ne plus travailler le dossier. En effet, AMETIS et REI semblent avoir jeté l’ancre et abaisser les voiles; se laissant ainsi dériver jusqu’à la date du dépôt des dossiers ? Reste donc en lice, le plus pesant des mandataires, le tout puissant Bouygues et son « exotique », mais non moins antithétique, « Oasis des Murs à Pêches ». Ça promet !

Face à ces désertions de masse, on s’attend désormais à ce que l’usine elle-même prenne ses jambes à son cou…

Plus sérieusement, on entend déjà d’ici les partisans prononcer leur ultime argument : « Sans ce projet, EIF et ses abords seront vendus par la région aux pires des promoteurs pour la pire des spéculations ». D’abord, n’est ce pas déjà le cas ? Ensuite, permettez-nous de nous en assurer auprès des principaux intéressés… Nous imaginons mal, puisqu’il s’agit d’eux, la Région et le Département sacrifier le peu de patrimoine « made in 93 » encore existant. Leur rôle étant davantage de donner aux MAP un retentissement culturel et patrimonial à l’échelle internationale.

Les citoyens avaient raison, mais la n’est pas l’important. L’essentiel, encore une fois, réside dans la protection de cet écrin de verdure que sont les Murs à pêches, dans la prise en compte de leurs spécificités… A territoire hors-norme, traitement hors-norme. Dans cette optique, chacun trouvera toujours en nous de précieux alliés… prêts à retourner à la table des concertations pour trinquer à la longue vie de ce territoire exceptionnel. Qu’on se le dise haut et fort : la Fédération des MAP a bien des solutions à apporter à l’État, à la région, au département et à la Ville. Quant au Grand Paris, on vous laisse lire l’article du Canard, ci-dessous.

Le patrimoine de Seine-Saint-Denis saccagé par l’avidité de leurs élus!

square avec ex lavoir et BD IMG_1141(1)

le square avec l’ancien lavoir, que l' »on » veut démolir qui forme avec les anciens Bains-Douches un ensemble remarquable dans un cadre arboré en plein centre ville

Communiqué de BONDY ECOLOGIE du 25/06/17

Alerte ! Patrimoine en danger !!!

Le conseil municipal du jeudi 29 juin doit statuer sur le déclassement du domaine public et  la vente des garages municipaux et de l‘ancien lavoir (superficie 2223 m²). Délibérations 43 et 44.

L’association BONDY ECOLOGIE se permet de donner son avis sur ce dossier.

– En ce qui concerne l’ancien lavoir, nous avions alerté la municipalité lors de la révision du PLU sur l’intérêt architectural et historique de ce bâtiment. Nous nous opposons donc à sa vente (on ne brade pas au privé le patrimoine public)  Voir fiche en ligne (voir ci-dessous) et article complet (sur le PLU) en suivant ce lien http://bondyecologie.blogspot.fr/2013/04/notre-avis-sur-les-modifications-du-plu_16.html

– Nous considérons par ailleurs que la vente de locaux publics, dont la surface au sol est évaluée à 2223 m², au moment où l’on évoque à nouveau le manque de places dans les écoles, la difficulté à trouver de nouveaux espaces pour les activités physiques, le besoin de lieux de rencontre ou de partage… n’est pas une solution raisonnable.

– Nous savons aussi que le Conseil Consultatif de Quartier du Mainguy travaille sur des propositions d’utilisation de ces locaux.

Pourquoi s’empresser de vendre et le regretter ensuite ? Il faut faire confiance à la démocratie participative, une décision collective sera mieux acceptée.

 Au vu de ces remarques, nous demandons à Mme Sylvine Thomassin de ne pas présenter ces deux dossiers au conseil municipal du 29 juin et de lancer un appel à projet pour une utilisation, utile à tous, de ces locaux.

Si ce bâtiment (lavoir) vient à être démoli alors qu’il est un témoin du travail de qualité des anciens Bondynois, en harmonie avec celui des bains douches, aucun groupe de  décision ( politique ou autre) ne pourra jamais réparer cette erreur que ne manqueront pas de reconnaître ceux-là même qui auront souhaité sa démolition, trop tard, comme par le passé.

Dans le cas où ces dossiers seraient maintenus, nous demandons aux éluEs du conseil municipal (toutes étiquettes confondues) de voter contre ce projet.

Association Bondy Ecologie

Article complet en ligne http://bondyecologie.blogspot.fr/2017/06/alerte-patrimoine-en-danger.html

 

Expression du quartier SIGNAC MAP sur le PLU (réglementation) mai 2017

Nous avons de la chance,  nous avons les murs à pêches et un conseil de quartier qui bosse!
inauguration travaux de maintenance des MAP remy7.pdf
Bonjour,
Vous trouverez ci-joint le document que nous avons adressé à nos interlocuteurs de la Ville en charge de l’élaboration du nouveau PLU. La pièce jointe résulte de tous les échanges que nous avons eus à l’issue de l’atelier organisé en avril par la Ville pour notre quartier et celui du Bel Air pour la 2ème phase (zonage, réglementation) et résume nos souhaits pour notre quartier Signac – Murs à Pêches.
Le 27 juin se tiendra un atelier général pour l’ensemble des quartiers afin de restituer les différentes contributions.
Cordialement à tous.
Le collectif d’animation du Conseil de Quartier.
(prochaine réunion du Conseil de Quartier : mardi 20 juin, 20 heures.
Les propositions d’ordre du jour vous seront prochainement adressées. N’hésitez pas à faire part de vos souhaits)

Contribution du quartier SIGNAC MURS A PECHES – PLU – 2017

phase réglementation (zonage, OAP, réglementation)

Pour une exploitation plus aisée de la contribution de notre Conseil de Quartier, la présentation distingue 1. Le secteur des Murs à Pêches 2. Le reste du quartier. Pour ces deux secteurs, deux cartes distinctes ont été remises.

1. le secteur des MAP :

La contribution du quartier – texte et carte – a été remise à S.VANDEWALLE au cours d’une réunion de travail qu’il a bien voulu nous accorder le 9 mai. Sans disposer de données qui modifieraient les textes dont nous avons connaissance sur le règlement d’urbanisme qui s’applique aux zones naturelles (articles R 151-24, R 151-25 et afférents) nous n’apportons pas de modifications aux commentaires remis le 9 mai. Nous les reproduisons ci-dessous :

a) zone N parcelles de couleur verte.

La zone N est notre choix pour une très grande partie des murs à pêches, elle permet aussi l’activité agricole, grâce à la possibilité de réaliser les abris nécessaires à l’outillage. C’est la zone N qui respecte et protège le mieux le patrimoine des murs à pêches et son paysage.

Nota : le zonage de la zone N a été réalisé avec précisions après moult observations et échanges.

Pour faciliter l’appréhension spatiale de cette zone, elle est constituée à partir du plan de zonage du PLU consultable sur le site de la municipalité.

Les parcelles classées en zone UMAP, UAMAP, UIMAP sont réintégrées en zone naturelle.

A savoir :

  • parcelles BZ 213, 219 dans leur intégralité, rue Pierre de Montreuil côté Saint Just
  • parcelles BZ 183, 184, angle rue Saint Just et Saint Antoine
  • parcelles BZ 243, BZ 244 rue Pierre de Montreuil
  • parcelles BZ 250, 251, 253, 452, 535, 536 haut de la rue Pierre de Montreuil
  • parcelle CI, 19 rue Nouvelle France
  • parcelle CJ 181, 142, 331, 332, 334, 269, 162, 161 rue Saint Antoine/P.J. Béranger

La carte fournie et l’énumération ci-dessus se complètent et s’additionnent pour constituer la zone N.

b) le règlement de la Zone N

Ce règlement doit être strict et protecteur du patrimoine et du paysage. Il doit comporter les éléments suivants :

  • la construction de logement est interdite, l’emprise au sol maximale de constructions et installations ne peut pas excéder 5 % de la superficie du terrain
  • la hauteur de constructions ne peut excéder la hauteur des murs à pêches
  • de plus il doit être précisé dans les règlements l’obligation de la préservation et l’entretien des murs à pêches sur l’ensemble de la ville.

c) le règlement des Zones d’urbanisation des Murs à Pêches

Concerne les zones Umap, Uamap, Uca, Ua, U1map.

Afin que les abords des parcelles restantes ne soient pas clôturées par des masses trop abruptes, afin de limiter les ombres projetées empêchant les activités horticoles

  • la hauteur de construction ne peut excéder 7 mètres
  • l’emprise au sol maximale des constructions et habitations ne peut excéder 50 % de la superficie du terrain.

d) Création d’un passage piétons

dans l’axe de la rue Paul Signac et pour rejoindre la rue Saint Antoine.

2. Mise en forme et précisions apportées au document traitant du secteur hors MAP remis à S.Vandewalle le 9 mai 2017 (modifications envoyées par mail le 15 mai).

D’une manière générale nous insistons sur la nécessité d’identifier des réserves foncières qui, en attendant la réalisation future des équipements dont les besoins sont d’ores et déjà prévisibles, pourront être utilement utilisés de manière précaire.

Veiller à l’indispensable mixité urbaine du quartier : habitat, activités, ressources culturelles

Veiller aux besoins d’accès des personnes à mobilité réduite, personnes âgées. Mettre les bâtiments publics en conformité…

Environnement, équipements et espaces publics

  • veiller à réserver des espaces, sur les délaissés du tram par exemple, pour créer des poumons verts,
  • au sein du quartier prévoir et multiplier des espaces ouverts de rencontre, espaces collectifs partagés, rattraper le déficit actuel (un seul square sur notre quartier),
  • dans cet esprit et pour les résidents de l’OPH aménager les espaces non bâtis : promenade, bancs, glisse, tables de ping pong …
  • préserver le site de l’antenne jeunes avenue Paul Signac pour un usage qui peut évoluer mais doit rester destiné au quartier
  • bd Aristide Briand : aménager l’espace sportif, de détente et de promenade prévu une fois les travaux du bassin de rétention achevés
  • 9 rue Paul Signac : maintenir le terrain multisport et valoriser l’espace contigu situé à l’arrière comme espace de rencontre, activités pour les jeunes (ping pong …)
  • rue Claude Bernard : maintenir le terrain multisports et valoriser l’espace situé à l’arrière pour un usage public ouvert partagé
  • les délaissés du tramway
  • d’une manière générale exploiter les futurs délaissés pour aménager les équipements publics – ceux qui manquent déjà du fait de la densification urbaine en cours et ceux que l’urbanisation future (urbanisation prévue de notre quartier, ZAC Boissière …) va nécessiter : équipements sociaux, scolaires, implantation déconcentrée de services municipaux de quartier, équipements sportifs (skate park de rayonnement ville ou agglo … ), équipements culturels : parmi les équipements prioritaires figure une médiathèque qui doit répondre aux besoins impératifs partagés par les quartiers du Bel Air et des Ruffins, et qui pourrait avoir un statut intercommunal. Parkings pour désengorger les rues et fluidifier le stationnement

Présence de l’eau

  • la mare du jardin Marcel Cachin (préserver)

  • le rûe Gobétue (renaturation)

  • la Fontaine des Hanots : la rendre visible lorsqu’interviendra le déplacement du bâtiment des Goélands.

Les activités – notamment économiques, culturelles, artisanales

Zones d’activité à préserver (notamment entre Paul Signac et l’actuelle A 86) – et emplacements actuels (serrurerie, menuiserie, …) afin de veiller au maintien de la mixité du tissu urbain qui est un garant du bien-vivre dans la ville

Lieux d’expression et ateliers d’artistes à préserver, créer, anticiper les opérations immobilières susceptibles d’affecter les ateliers d’artistes regroupés en collectifs. Il s’agit de favoriser et protéger une composante vitale qui contribue à l’identité et l’ouverture de la ville de Montreuil.

Constructions – habitat

Le quartier est caractérisé par un bâti R+2 maximum – Nous souhaitons que cette hauteur soit la limite des nouvelles constructions individuelles ou collectives, ainsi que des modifications apportées aux constructions existantes.

Le long des grands axes, et notamment sur les carrefours, cette hauteur doit naturellement être adaptée.

Les voies de circulation et de déplacement

  • Trottoirs : faire une priorité aux besoins des personnes à mobilité réduite – toute nouvelle voie ou aménagement doit intégrer la nécessité de rendre le cheminement adapté aux PMR : élargir les trottoirs, aménager des passages lors des changements de niveaux. Appliquer la législation.

  • Prévoir des bancs

  • Sécurité : tracé de la rue de Rosny – devant l’école Danton, la sortie des enfants s’effectue sur un trottoir étroit, la circulation est importante dans les 2 sens – bus … Nous souhaitons qu’à la faveur de projets futurs au carrefour de Rosny/Saint Antoine/Saint Just, une modification du tracé de la rue de Rosny permette l’aménagement d’un parvis sur le trottoir de l’école, où parents et enfants pourront attendre sans risques, tout en ralentissant la circulation.

  • Pistes cyclables : les penser en terme d’itinéraires – boucle des 3 parcs, Pierre de Montreuil, rue Saint Antoine, Nouvelle France, vers le Parc Montreau, la piscine, l’accès au site des murs à pêches – développer les arceaux et parkings à vélos, en installer à chaque création d’équipement

Le stationnement

Imposer que chaque nouvelle construction prévoie au minimum une place de parking par logement.

Contribution PLU-phase zonage réglementation – quartier Signac Murs à Pêches – page 2

Les actions du collectif Quatorze

  • Les Ateliers Cohésion d’Équipe
    Le collectif Quatorze, en partenariat avec la Koncepterie organise des activités de team-building via la création d’un catalogue d’actions à destination des entreprises locales. Celles-ci pourront contribuer à enrichir le projet de développement urbain des murs à pêches tout en créant du lien avec leur quartier, grâce aux interventions menées autour des murs (défrichage, concertation, réhabilitation, co-construction…) Participez à ce projet en tant qu’association ou en tant qu’entreprise ! Plus d’informations : contact@quatorze.cc

 

  • L’opération WeCo Phoenix dans les murs à Pêches
    La méthode WeCo, contraction de « Week end de Construction », est importée d’Amérique latine par le collectif Quatorze. Le principe est simple : un chantier bénévole sur quelques jours pour construire avec les habitants des bidons villes. L’idée n’est pas uniquement de rendre salubre un habitat précaire, c’est de créer du lien avec les bénéficiaires en amont et pendant l’opération, et de les former pour qu’ils sortent de la précarité de façon définitive.

Soudées pour le bien commun, quinze associations écrivent aux candidats.

Lettre ouverte aux candidat-e-s aux législatives dans la circonscription de Montreuil – Bagnolet

Madame, Monsieur,

Vous avez décidé de vous présenter devant les citoyens des villes de Montreuil et Bagnolet pour les représenter. Ces deux villes partagent une histoire, un patrimoine commun : celui des murs à pêches … Un modèle d’agriculture urbaine qui se développera et perdurera du XVIIIe au XXe siècle. Nos communes ont la chance de disposer, grâce à la lucidité des cultivateurs, à la fois de terrains où ce patrimoine est encore visible, mais aussi de collections historiques et de documents qui nous permettent de faire vivre une agriculture urbaine du XXIe siècle.

Depuis la disparition de la production, les associations ont pris le relais des cultivateurs pour faire vivre les parcelles abandonnées. Elles y ont restauré les murs, remis en culture les terres et ont développé des activités nouvelles à l’ambition d’éducation populaire : spectacle vivant, arts visuels, architecture, urbanisme, écologie, alimentation … C’est ainsi que se sont déployées, ici comme ailleurs, de nouvelles formes d’agriculture aux dimensions multiples. En témoignent les exemples de jardins d’insertion, familiaux, partagés, pédagogiques, mais aussi productifs, qui se sont développés en réinvestissant des terres abandonnées. Nos villes ne peuvent se passer de ces espaces d’expression et d’émancipation où les citoyens jardinent la ville et réinventent notre rapport à l’alimentation, à la nature et aux autres.

Nous observons depuis vingt ans que ce patrimoine est d’abord pensé par le politique comme une réserve foncière, afin de répondre au besoin de logements, d’équipements publics, d’infrastructures de transport. De plus, la contraction des financements, tant au niveau des collectivités territoriales que de l’Etat, condamne toute action publique d’ampleur pour ce patrimoine.

Pour ces raisons, les associations revendiquent depuis toujours la création d’une structure de gestion du site (GIP ou EPCC)* qui permette de mobiliser sur un socle de finances publiques des financements privés complémentaires : partenariat, mécénat, concession, prestations …

En tant qu’associations nous ne pouvons qu’apporter notre bonne volonté bénévole, nos compétences, nos collections historiques aussi. Mais hélas, cet engagement citoyen est vain s’il ne trouve pas de prolongement dans l’action publique. Il est urgent d’agir en responsabilité. Le politique ne peut pas avoir comme seule ambition de répondre aux besoins de logement, d’emploi ou de sécurité de nos concitoyens. Il est tout aussi essentiel de permettre à chacun de participer à la vie culturelle, sociale et économique du territoire.

Le site dit des Murs à Pêches ne peut continuer à être morcelé. Il doit garder l’intégrité de son territoire, indispensable au développement d’un projet qui doit désormais se matérialiser dans une structure de gestion, afin que son développement et son avenir ne dépendent plus exclusivement d’enjeux politiques locaux.

Nous voudrions connaître vos engagements pour le site des Murs à pêches, ainsi que sur l’appel à projet en cours « Inventons la métropole », qui morcelle une fois de plus ce patrimoine unique, dont la surface actuelle et la cohérence sont pourtant un gage de sa valeur. Les associations de la Fédération des Murs à Pêches et celles qui se joignent à ce courrier sont ouvertes à une rencontre.

Montreuil, le 1er mai 2017
Associations de la fédération :
Ecodrom, La Graffiterie, Le Fer à coudre, Le Sens de l’humus, Lez Arts dans les murs, Murs à Pêches, Oxymore, Racines en ville, RecupCrea, Société Régionale d’Horticulture de Montreuil, Théâtre de la girandole, TIGe.

Autres associations signataires :
Jardin de la Lune, Montreuil environnement, Rêve de Terre.


*Groupement d’Intérêt Public, Établissement Public de Coopération Culturelle

 

Télécharger le fichier : Lettre aux candidats aux législatives 2017