Archive for the 'Ecoquartier' Category

Les éclaireurs aux murs à pêches

Rétrospective sur un groupe de jeunes éclaireurs de 12/13 ans venus camper aux Murs à Pêches les 9, 10 avril dernier !

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Les enfants se sont installés sur la parcelle du Fer A Coudre. Malgré la pluie, ils ont pu atteindre leur objectif du week-end : celui de laisser une construction sur le terrain des Lezarts : un banc et une table, lesquels ont été utilisé pour manger le repas du dimanche midi. Après une tentative infructueuse d’allumer un feu pour la veillée, les enfants et responsables se sont réunis sous une bâche pour échanger des contes et nouvelles.

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Les murs à pêches semblent avoir été un lieu propice pour les éclaireurs : « Nous avons pu construire ensemble et de se rapprocher de la vie en pleine nature »

 

Pour des informations sur les éclaireurs de Montreuil :

http://montreuil.ecles.fr/actualite/week-end-aux-map/205443/

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Conseil de quartier : assemblée plénière le 3 novembre

Le conseil de quartier Paul Signac, et les associations dont Murs à pêches ont envoyé une Lettre (lire en cliquant) à l’Adjoint au maire Mr LE CHEQUER, adjoint à l’aménagement durable, à l’urbanisme, en septembre 2015. Nous leur faisions part qu’il est vital qu’un projet global se structure témoignant de la vision de la ville pour ce territoire.

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Suite à ce courrier, Gaylord LE CHEQUER accompagné par Jean-Charles NEGRE, à qui une délégation spéciale sur les MAP qui lui a été confiée par le Maire était présent lors d’une réunion réunion le 2 octobre dernier (lire en cliquant) avec les conseils de quartier et les associations.

Il viendra rencontrer le Conseil de Quartier le 3 novembre prochain pour s’exprimer sur le sujet lors d’une assemblée plénière qui se tiendra à 20h, au centre Marcel Cachin, rue Claude Bernard.

N’hésitez à venir à l’assemblée et à prendre connaissance des documents, ils sont fort intéressants.

Soutenons le jardin du « Pouce Vert » !

Une adhérente jardinière nous informe de la fermeture du jardin partagé du « Pouce Verts », au Pré St Gervais.

« La mairie avait concédé une friche urbaine à l’association du »Pouce Vert » pour en faire un jardin partagé, elle vient de décider à présent, de fermer le jardin en mars prochain.
Le projet est de construire un bâtiment d’habitations et de commerces. Le jardin sera : au mieux fermé pour 2 ans (que fait-on des végétaux et de la biodiversité existante ?) et considérablement réduit, ou au pire détruit par les bulldozers !
Depuis 8 ans de nombreux bénévoles se sont activés pour faire naître ce jardin et l’entretenir. 600 scolaires y passent chaque année. L’association organise par ailleurs des journées Portes ouvertes, des animations pour le public. Ils récupèrent les épluchures de tous pour un compost ainsi que les sapins de Noël qui sont recyclés. Enfin le jardin est devenu l’habitat de toute une faune : oiseaux, insectes (un hôtel à insectes a été construit), batraciens (plan d’eau)… 2 ans de fermeture signifie la fin de ce projet qui faisait le plaisir de tous et qui constitue un rare poumon vert dans la commune. »
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Pour aider le jardin partagé du « Pouce Vert », vous pouvez la pétition ci-joins et n’hésitez pas à la faire circuler ! Leur objectif est d’atteindre 1 000 signatures, ils ont besoin de soutien

Pour finir un peu de musique pour les amoureux du jardin :

Enfin un premier débat!

Rien n’est ficelé, sauf que tout est écrit….. ( Le dossier déposé par la municipalité à la région comporte 160 pages, voir les 3 pages extraites jointes au billet https://mursapeches.wordpress.com/2010/03/24/le-projet-politique-de-mme-voynet-sacrifier-les-murs-a-peches/ ).

Allez, allons au débat organisé par Montreuil Vraiment ( l’association politique de la majorité municipale).

Il faut souhaiter qu’il soit le premier d’une série.

L’un des protagonistes du débat est Fabrice Nicolino qui a signé sur ce présent blog  « Madame Voynet et la nouvelle bibliothèque François Mitterrand » : https://mursapeches.wordpress.com/2010/03/30/madame-voynet-et-la-nouvelle-bibliotheque-francois-mitterrand/

Ici Invitation de Montreuil Vraiment.

Ici la vision de l’association concernant l’avenir des Murs à pêches.https://mursapeches.wordpress.com/2010/03/23/la-bonne-recette-pour-un-quatre-quart-reussi/

Ici l’analyse de Jean Kuypers, qui a travaillé au classement du site.https://mursapeches.wordpress.com/2010/04/13/central-park-a-montreuil/

Alors, venez mardi pour le plaisir d’écouter et d’entendre les arguments, et peut-être pour donner les vôtres?

Assemble générale

Ce dimanche 18 avril à 15 heures.

Au fond de l’impasse Gobétue, au Café social.

Assemble générale de l’association.

Débat sur le projet d’aménagement du quartier des Murs à Pêches, prévu par la municipalité.

Petit rappel :L’objet de l’association  est la conservation et la mise en valeur du site original et spécifique dela zone dite des « Murs à Pêches », qui constitue un patrimoine d’espaces naturels et paysagers à préserver, à faire connaître et faire apprécier, dans le milieu urbain montreuillois.

Les personnes non adhérentes peuvent adhérer sur place.

Renseignements: 0148702380/0698958857

Voila 15 hectares au bas mot doivent disparaître de ce site!


Cliquer sur l’image pour l’agrandir.

Et son paysage sera détruit par le mitage des constructions prévues par la municipalité.

Madame Voynet et la nouvelle bibliothèque François Mitterrand

Préambule : compte tenu de ce que je vais écrire, il est bon que je me présente un peu. Je suis journaliste et je connais Dominique Voynet depuis environ vingt ans. Je ne suis et n’ai jamais été de ses intimes, mais je la connais donc depuis cette date. J’ai eu souvent la dent dure contre elle, et ne le regrette pas. Mais je sais aussi que dans certaines circonstances – le sort d’un homme en prison -, lorsqu’elle était ministre, elle a su se montrer une femme digne et courageuse. J’ai voté pour elle dès le premier tour des élections municipales, et accepté de faire partie de son comité de soutien à cette occasion. Voilà. Je la connais. Je ne suis pas son ennemi. Je ne suis pas son beau miroir.

Venons-en à la très grave question de l’aménagement du quartier autour des Murs à pêche de Montreuil. On le sait, j’imagine que vous savez tous que madame Voynet a décidé la création d’un immense quartier de 200 hectares, couvrant environ le quart de la ville. Il s’agit, au sens le plus terre-à-terre de l’expression, d’un projet pharaonique. Toutes les ressources de la ville, et bien au-delà évidemment, y seront englouties pour au moins une génération. Le chiffre colossal de 2 milliards d’euros d’investissement est avancé par la ville elle-même. Il est clair, il est manifeste, il est indiscutable que Montreuil, dans l’hypothèse où ce projet verrait le jour, ne serait plus jamais la ville qu’elle a pu être. On joue là les 100 prochaines années de cette ville. Retenez ce chiffre, car il n’est pas polémique. Un projet de cette dimension décide d’à peu près tout pour 100 années. Plutôt long, non ?

Toujours plus d’habitants

Nous sommes face à une oeuvre urbaine colossale et sans précédent. Elle comprend des travaux lourds – une piscine, une médiathèque, des écoles – qui de facto formeraient une ville nouvelle. Surtout, 3 000 logements seraient construits sur place, ce qui entraînerait mécaniquement l’installation de milliers – 10 000 ? – d’habitants supplémentaires dans une ville qui en compte 102 000. Pourquoi pas, certes. Mais aussi et avant tout : pourquoi ? Cette question n’est pas même évoquée par l’équipe de madame Voynet, ce qui est tout de même très singulier. Oui, posons calmement la question suivante : pourquoi diable faudrait-il densifier encore une ville de 100 000 habitants aux portes de Paris, alors même que Montreuil est la signataire – en grandes pompes – de la charte européenne dite d’Aalborg, qui prône exactement le contraire (ici) ? Lisez ce texte limpide et magnifique, et vous m’en direz des nouvelles. Le paradoxe, qui n’est pas le dernier, est que ce texte a été signé par l’ancienne municipalité, qui en bafouait allègrement les principes. Mais voilà que la nouvelle fait de même. Étrange.

Recommençons : pourquoi ? Le seul argument que j’ai entendu est celui-ci : la demande de logements est considérable. Une telle flèche est censée foudroyer le contradicteur. Mais elle ne produit pas le moindre effet sur moi, et voici pourquoi. La question du logement se pose évidemment, ÉVIDEMMENT, au niveau de toute la région. Complexe, elle engage pour des décennies et mérite donc des discussions approfondies, des arbitrages, des péréquations. Peut-être est-il plus judicieux de bâtir en d’autres points de notre région, en fonction de paramètres sinon raisonnables, du moins rationnels ? Mais il n’y a eu aucune discussion sur le principe même de ces nouvelles constructions. Ou bien peut-être à l’abri des bureaux municipaux, à l’ancienne ?  Or, l’avenir commun se discute et se décide en commun, a fortiori quand on entend faire de la politique autrement, comme l’aura tant clamé madame Voynet au long de sa carrière.

L’aspirateur à ordures

Pourquoi ne dit-on jamais qu’il existe plusieurs milliers – on parle de 4 000 – logements inoccupés à Montreuil ? Pourquoi ne dit-on jamais la vérité sur l’état de dévastation énergétique et écologique de tant de cités populaires de la ville ? N’y a-t-il pas là de magnifiques chantiers de restauration de la vie collective, susceptibles de redonner confiance aux citoyens dans l’action politique ? Je prétends que la priorité des priorités, dans le domaine du logement, est de s’attaquer à l’amélioration de ce qui existe. Et je défie quiconque de me prouver le contraire dans une réunion publique contradictoire. Construire 3 000 logements neufs, dans ces conditions, s’appelle une fuite en avant, dans tous les domaines. Et un gaspillage monstrueux de matières premières de plus en plus précieuses. Cessons de rigoler ! Cessons de parler d’écologie du haut des tribunes avant que de recommencer les erreurs du passé. Dans le monde malade qui est le nôtre, sur cette planète surexploitée, épuisée par les activités humaines, lancer un chantier de cette taille est une très mauvaise action. Une sorte de manifeste de l’anti-écologie.

Ah ! la piscine sera « écolo » ? Ah ! Les parkings seront à l’entrée du quartier ? Ah ! la collecte des déchets se fera par aspiration souterraine ? Franchement, lecteurs de bonne foi, ne voyez-vous pas qu’on vous mène en bateau ? Sous le label passe-partout d’écoquartier, qui sera bientôt aussi dévalué que celui de « développement durable », on se livre à une vulgaire manipulation des esprits. Les vrais écoquartiers, très exigeants, sont connus. C’est le cas par exemple dans la ville allemande de Fribourg-en-Brisgau. Mais cela n’a rien à voir avec ce qui est aujourd’hui annoncé, qui n’est que poudre aux yeux. À Fribourg, madame Voynet, il s’agit de changer la vie quotidienne par une politique audacieuse des transports, une réduction des volumes de déchets, un usage généralisé de formes d’énergie renouvelable. À Montreuil, misère ! on cherche à nous « vendre » un système souterrain pour qu’on ne voit plus en surface nos ordures. Au fait, ce système nouveau, Veolia ou Suez ? Vous vous doutez bien qu’un investissement pareil ne saurait se faire sans l’appui de grands groupes immobiliers, aussi de gestion de l’eau et des déchets. C’est inévitable. Mais ce n’est pas en 2020 que nous avons besoin de l’ouverture franche, directe et totale du dossier, car ce sera alors trop tard. Non, c’est maintenant. Je gage que de très mauvaises surprises nous attendent au tournant. On parie ?

Le Poivron était trop vert

Reste, avant ma conclusion, la redoutable et dévastratrice – pour madame Voynet – question de la démocratie. Comment une femme écologiste ose-t-elle lancer des travaux de cette dimension sans en appeler avant tout au débat public ? Oui, comment ose-t-elle ? Quand on prétend changer le cours de l’histoire locale sans seulement consulter la population, mérite-t-on encore sa confiance ? Un projet d’une ampleur pareille ne saurait partir d’un autre point que l’examen contradictoire des besoins sociaux, culturels, écologiques de la cité. Cela n’a pas été fait. Ce qui a été fait, ce qui se fait sous nos yeux, c’est une tentative de passage en force. Comme aurait fait Jean-Pierre Brard naguère. Comme ont fait des milliers de maires dans le passé. Comme le font tous ceux qui ne croient pas à la démocratie, mais au pouvoir.

J’ai sous les yeux des articles du journal montreuillois Le Poivron, jadis animé par Patrick Petitjean, aujourd’hui maire-adjoint. Je lis dans le numéro 73, de septembre 2005, sous la plume de Petijean, et à propos de projets municipaux de bétonnage des Murs à pêche, ceci : « Les mêmes interrogations se sont fait jour au conseil municipal le 30 juin : Pourquoi, brusquement, une telle précipitation ? Pourquoi court-circuiter le débat en cours sur le Plan Local d’Urbanisme ? Pourquoi cette absence de plan global, au contraire des exigences de la procédure de classement partiel ? ». Je pourrais citer la collection complète du Poivron, qui rend hommage, au passage, à l’association dont je suis membre, MAP, présentée comme celle qui a permis le classement, in extremis, de 8 hectares des Murs. Je pourrais continuer, ad nauseam. Autres temps, autres moeurs. Comme il est simple, facile et confortable d’oublier ses promesses, n’est-ce pas ?

Au pays de la grosse tête

J’en arrive à ma conclusion. Que cherche donc madame Voynet ? Je n’en sais rien, car je ne suis pas dans sa tête. Mais je ne peux m’empêcher de faire le rapprochement avec le défunt président François Mitterrand. On s’en souvient, ce dernier avait, tel un roi républicain, voulu marquer de son empreinte le sol de cette ville éternelle qu’est Paris. D’où cette politique ruineuse de grands travaux, dont le fleuron le plus affreux est sans conteste la Très Grande bibliothèque des quais de Seine. J’ai le pressentiment que Dominique Voynet est atteint du même syndrome mégalomaniaque, classique, ô combien !, chez nos politiques de tout bord. Elle entend décider seule, éventuellement contre tous, de l’avenir d’une ville qui nous appartient, à nous et à nos enfants. Je souhaite ardemment que Montreuil tout entière se lève pour dire NON ! Cette ville populaire, cette ville volontiers rebelle doit retrouver la fougue passée, et donner de la voix. Si les élus actuels ont oublié d’où vient leur provisoire légitimité, je pense qu’il est grand temps de le leur rappeler.

Rien n’est encore perdu. Tout peut être modifié, sauvé, changé, à la condition d’unir, loin de toute considération électoraliste. Nous verrons bien, je ne suis pas devin. Mais il serait accablant que madame Voynet reproduise, à son échelle, ce que tente Christian Blanc, le secrétaire d’État de Sarkozy, avec le Grand Paris. C’est-à-dire un projet délirant, du passé, dépassé, de métro géant – la « double rocade » -, qui ruinerait les ressources publiques de l’Île-de-France pour des dizaines d’années. Ce que nous refusons à l’un, nous devons évidemment le contester à l’autre. Nous voulons, je veux en tout cas de la discussion, de l’ouverture,  de la démocratie. Et pas un lamentable simulacre. L’urgence est de remettre tout le dossier à plat. Pour l’heure, souvenez-vous en, rien n’est fait. Et tout est possible. Même le meilleur.

Fabrice Nicolino, le 30 mars 2010