Archive for the 'Plan Local Urbanisme' Category

Un « joyau » vendu à la découpe?

« Joyau » , voilà l’expression utilisée par Monsieur Patrice Bessac, Maire de Montreuil, pour qualifier le territoire des Murs à Pêches.

« Retour de la puissance publique », voilà la dynamique que notre édile souhaitait instaurer durant sa mandature pour sauver ce même territoire.

Protection renforcée, gestion globalisée, concertation, rénovation et mise en valeur, voilà enfin ce dont il était encore question en septembre dernier lors de l’inauguration de la Maison des Murs à pêches, soigneusement orchestrée à l’occasion des Journées du Patrimoine.

Et Pourtant une partie de ce « joyau » publique s’apprête à être vendu en catimini à un groupement privé au service du « Grand Paris ».

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En réponse à cette embardée surprenante, le Conseil de quartier Signac-Murs à pêches, la Société Régionale d’Horticulture de Montreuil, Lez’arts dans les murs, Les Ateliers de la Nature, Montreuil Environnement, Racines en Ville, Rêve de Terre, Sens de l’Humus, l’association des Murs à Pêches et … souhaitent réagir.

Dans une lettre ouverte à Monsieur le Maire de Montreuil, ils demandent instamment le retrait du site dit EIF (comprenant des parcelles de murs à pêches) de l’appel à projets de la Métropole du Grand Ville et prient la Ville de se prononcer clairement en faveur d’une politique globale et concertée de sauvegarde du site.

Cliquer ici pour la lettre ouverte du Conseil de quartier à Monsieur le Maire

Acte 1 Appat de loups

ACTE 1 : 21 juillet 2016, rue Pierre de Montreuil

Il est des jours où l’on se persuade que l’avenir des Murs à Pêches est loin d’être chantant.

Il est des jours où la colère vous prend.

Alors que je passais,pendant l’été, devant le 53 de la rue Pierre de Montreuil, j’ai assisté à une scène particulièrement brusque.

D’une maison squattée, les affaires jetées sur le trottoir. Les vigiles chargés de faire taire les mécontents et d’écarter les curieux. Et surtout, ces tôles de 3 mètres de haut, clouées à la hâte, fermant progressivement l’accès et la vue sur cette petite maison de briques rouges, élément constitutif de notre paysage quotidien.

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Il y a quelques années, au même endroit, juste au pied de l’arrêt de bus, des dahlias étaient vendus.

Derrière cette bâtisse, deux parcelles remarquables, bordées d’un côté par la prairie, de l’autre par une parcelle municipale qui sert de dépôt à une entreprise de BTP. On y regarde avec plaisir les murs parfaitement linéaires, les enduits plans, les résidus de chaperon et les squelettes de pommiers qui témoignent d’un passé défiant les années.

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Nous avons maintes fois demandé, et persistons, le classement de cette zone en espace naturel, insistant sur son grand potentiel et sa position stratégique : l’entrée idéale pour accéder au site classé, à la prairie, au magnifique Jardin de la Lune… En réponse à nos propositions, d’abord des silences gênés et maintenant des justifications foireuses.

Cette même zone est aujourd’hui classée en zone constructible hauteur 23 mètres, sans compter les ristournes et autres légèretés que pourrait accorder le PLU imbécile de la précédente mandature. (Cher lecteur, une correction, la hauteur n’est pas de 23 mètres, après re-lecture du règlement de la zone U map, la hauteur pour les logements serait possible jusqu’à 15M60 et pour les équipements publics ou d’intérêt collectif pas de hauteur limitative indiquée! Les parcelles peuvent être construites sur une emprise au sol  de 65% et cette emprise peut atteindre pour du logement jusqu’à 90%, en utilisant les « optimisations » permises)

Quelle est la politique municipale ?

La Mairie affirme vouloir s’engager dans une action de sauvegarde et de mise en valeur des Murs à Pêches. Et pourtant…

Avec une partie de l’enveloppe dédiée à la maintenance, sous prétexte fallacieux de sécurisation, elle détruit le mur donnant sur la rue Pierre de Montreuil.

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Prétendant qu’il faut céder les « délaissés » (tu parles d’un « délaissé !) pour avoir les moyens de sauver les espaces classés, elle accueille les promoteurs qui ne garderont des MAP qu’un argument de vente sur une plaquette faussement idyllique. Nul doute qu’en abattant les murs, en remuant le sol, en élevant un immeuble, ils mettront définitivement fin aux potentialités de cet espace d’ouverture.

N’y a-t-il pas un paradoxe à vouloir sauvegarder des murs tout en fracassant des linéaires bien portant ?

N’est-ce pas absurde que d’inviter le badaud à découvrir les MAP dans un préfabriqué isolé, ouvert à ce jour une demie-journeé par semaine, alors même qu’une maison charmante, idéalement placée, s’offre à la préemption ?

Mais qu’on se le dise : « Il faut pas prendre les enfants du bon dieu pour des canards sauvages ».

A suivre : Acte 2

Pascal MAGE

La piscine ne doit pas s’appeler « Murs à pêches »

Est ensemble, le maître d’ouvrage de la fausse piscine écologique, aurait décidé de la nommer « Piscine des Murs à Pêches », ce soir lors de sa réunion. Cette piscine a détruit les parcelles du jardin du cœur Les jardins du coeur abandonnés, bientôt recouvert par la piscine?! . Ne galvaudons pas le nom de murs à pêches.

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Cette piscine est le symbole de la politique de destruction du patrimoine naturel et historique qui a déjà sévi pour « caser » un collège, une maison de retraite, une cuisine centrale, et bientôt le Site de Maintenance du tramway T1.

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Heureusement nous avons protégé, il y a vingt ans, le nom des Murs à Pêches pour lutter contre les « marchands du temple » et les instrumentalisations de toutes sortes.

Nous avons demandé à Est Ensemble de bien vouloir choisir un autre nom lors de sa séance de ce mardi 7 juin.

Plan Local d’Urbanisme

L’association des murs à pêches a été sollicité pour participer au comité consultatif de la révision du PLU,  au vu certainement de notre lutte. La municipalité souhaite sauvegarder les murs à pêches et en faire un lieu de référence naturel et culturel au sein de la région parisienne. La première réunion s’est tenu le 15 mars dernier.

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Mr Le Chequer au centre, chargé de l’urbanisme lors de La Plénière du Conseil de Quartier

Roulez jeunesse !

Deux jeunes urbanistes rennais se sont lancés dans un tour de France à vélo pour aller à la rencontre d’initiatives sur le thème de l’urbanisme autogéré. Depuis avril, ils parcourent différents territoires et villes (Île de France, Limousin, Normandie) et tentent de découvrir et de comprendre des initiatives.

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C’est ainsi qu’ils nous ont rendu visite aux murs à pêches en septembre dernier. Ils ont très bien saisis les enjeux et l’histoire du lieu. Ici leur article : https://espascespossibles.org/2015/09/03/les-murs-a-peches-de-montreuil-un-patrimoine-unique-gere-anime-et-defendu-par-des-habitants/

 » Si “ les murs murant Paris rendent Paris murmurant” comme disait Victor Hugo, ceux de Montreuil sont au contraire criants de vie. Les murs à pêches sont un poumon vert, culturel et d’expression à deux pas de Paris, aujourd’hui menacé d’asphyxie  » 

Voici ce qu’il explique sur leur démarche :

 » En réaction aux crises que subit notre société, face au désenchantement qui nous entoure et à l’omniprésence de l’individualisme, d’autres façons de faire et de penser émergent dans de nombreux lieux, cherchant un système plus convivial et en phase avec l’environnement. Un fourmillement d’initiatives locales autour de la construction collective d’espaces habités, sans hiérarchie de pouvoir, œuvrent à l’amélioration du cadre de vie et au tissage de liens sociaux. Des habitants qui veulent agir comme maîtres d’oeuvre et utiliser ou apprendre de nouveaux savoir-faire plutôt que consommateurs de leurs espaces du quotidien. Ces habitants, consciemment ou non, posent la question de la place de l’habitant-usager dans la conception de la ville. « 

Pour en savoir plus sur leur projet et les suivre : https://espascespossibles.org

Merci à eux et roulez jeunesse !

Solde des errements de l’ancienne mandature !

Le 22 janvier dernier a été rendu l’arrêt de la cour administrative d’appel de Versailles, donnant acte du désistement de la requête de la commune de Montreuil. Cette requête (qui attaquait la décision du tribunal administratif de Montreuil d’annuler le Plan Local d’Urbanisme de Montreuil) faisait suite au recours déposé par notre association du fait de l’urbanisation prévue au cœur même des murs à Pêches. L’arrêt de la cour de Versailles condamne de plus la commune à verser mille euros à MAP.

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Il nous faut écrire un nouveau Plan Local d’Urbanisme, protégeant mieux les murs à pêches. Et c’est ce à quoi s’est engagé la nouvelle municipalité, dans ses promesses de campagne, suite à son élection, et plus récemment avec le billet notable de Gaylord Le Chequer, maire adjoint délégué à l’aménagement durable, à l’urbanisme, aux grands projets et aux espaces publics. Il y réitère le désir de protection des murs à pêches, et d’ambition pour ce patrimoine, et prône le dialogue citoyen. Peut-être serons nous prochainement inclus dans cette volonté de dialogue ? Malgré nos sollicitations, nous attendons toujours un rendez vous pour étudier la question avec Mr Le Chéquer, à qui nous avons quelques propositions à soumettre.

Dès lors, peut on voir dans ce désistement un début réel de respect des engagements municipaux ?

Z.A

Campagne Municipale: Quatre exigences pour les murs à pêches

Voici notre démarche: nous avons envoyé ce texte aux six têtes de liste déclarées en demandant  leurs avis, de les ratifier, leurs propositions  ainsi que de les rencontrer aux murs à pêches.                   

Photographie Yves Brunet

Photographie Yves Brunet

                                 

Les quatre exigences pour sauver et faire vivre les murs-à-pêches de Montreuil.

Montreuil, mais aussi la zone dense de la région parisienne, disposent, avec les 35 hectares des murs à pêches, d’un joyau inestimable : un vaste espace de respiration, paysager et patrimonial, magique et dépaysant en plein cœur de la ville.

Les murs à pêches demandent une protection forte vis-à-vis des appétits immobiliers et du grignotage foncier en période de rareté foncière.

Cet espace appelle une vision porteuse des dimensions patrimoniale, culturelle, horticole, poétique ; il appelle des jardins et une appropriation respectueuse du site et de ses caractéristiques patrimoniales, permettant la création de lien social.

L’association Murs-À-Pêches, créée en 1994 demande solennellement aux listes en présence pour les municipales de 2014 à Montreuil, de s’engager sur les 4 points suivants :

  1. Il faut sauvegarder la totalité de l’espace, les 35 hectares restants et en premier lieu en interdisant la destruction des murs dans le cadre du PLU ;
  2. Il faut étendre la protection de l’espace au titre des sites et paysages au-delà des 8 hectares actuellement protégés à ce titre depuis 2003 ;
  3. Il faut faire vivre cet espace en s’appuyant sur les initiatives associatives et citoyennes, mais aussi en y mettant les moyens publics (et municipaux) nécessaires ;
  4. Il faut sans tarder et en urgence engager un programme pluriannuel volontaire et doté de moyens suffisants pour préserver progressivement la totalité des murs et enrayer leur dégradation, à commencer par la réfection des chaperons.

L’association Murs-À-Pêches demande aux candidats et candidates de se prononcer sur ces quatre exigences, de les ratifier et d’indiquer leurs propositions pour y parvenir.

A suivre…………………………